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Pour y accéder…

Après avoir franchi la frontière, vous êtes dans la rue d’Erquelinnes, prenez à gauche la rue Jaurès, poursuivez dans l’avenue Général de Gaulle, puis prenez à droite la rue Lambaréné. Vous pouvez vous garer à proximité du petit square et poursuivre votre parcours à pied.

 

Visite détaillée

Source Adus

 

L’art de bâtir au XIXème siècle fait preuve d’une grande virtuosité technique. Le courant architectural qui correspond au foisonnement industriel de cette période est qualifié d’éclectique. En mêlant l’architecture de briques et l’ornementation, l’éclectisme s’épanouira dans les grandes villes et leurs faubourgs. Si l’on retrouve également ce style dans des villes de moindre importance, c’est de façon plus tempérée; les architectes s’adaptant aux moyens financiers de la clientèle.

 

 

Entrez dans la rue Dufossez.

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A Jeumont, le rang de maisons des rues Lambaréné et Dufossez est représentatif de cette époque. L’aspect de la façade reste traditionnel : on retrouve un peu partout les soubassements de pierre bleue, l’élévation en briques, l’organisation de type " maison-couloir ". Du fait de la proportion étriquée des logements, c’est surtout la composition répétitive des effets d’ornementation qui fait l’intérêt de cet ensemble et en constitue l’homogénéité.

On pourrait qualifier cette architecture d’" économique ". Elle trouve ses lettres de noblesse (ou plutôt faudrait-il dire " de bourgeoisie ") avec l’apparition de matériaux nouveaux : les céramiques et autres briques vernissées colorent et individualisent les maisons.

Vous remarquerez également le traitement des consoles, le jeu des pleins et des vides, autant de détails qui rythment la rue. De l’ensemble ressort une certaine horizontalité, accentuée par des décorations qui ne sont pas toujours de même facture. Observez les encadrements soulignés de jeux de briques, les agrafes en ciment-pierre, le rendu des briques émaillées, les chaînages en fonte industrialisée,... Quelques ornements en fer forgé, notamment sur les portes, signalent le courant organique de l’Art nouveau. Par ailleurs, d’autres éléments menuisés – comme les baies, par exemple - sont typiques de l’architecture flamande (on parlera dans ce cas de " style descendu "). Sur les toits, la variété des lucarnes apporte une touche parfois fantaisiste à un ensemble qui se veut noble et un peu sévère.

 

L’architecture de briques n’est plus dès lors l’expression de la rentabilité mais bien celle de la modernité.

 

Poursuivez sur votre gauche dans la rue Despret

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Curieux destin que celui de cet ancien Hôpital construit par Adolphe Danis : à l’origine, en 1926, il faisait office de crèche-infirmerie avant d’être transformé en hôpital-maternité, puis de connaître une ultime fonction en devenant un hospice.

Il fut construit grâce au legs d’Albert Riche attribué à la commune à son décès en 1916. De nombreux industriels de la région ont participé à sa construction, comme en témoigne la plaque commémorative du hall d’accueil.

Les deux services médicaux étaient distribués par l’entrée principale. Celle-ci a la forme d’une tour octogonale éclairée par de larges baies et décorée par un motif de roses au niveau supérieur.

La configuration et le décor de cette construction rappellent le pavillon de Lyon-St-Etienne présenté par le célèbre architecte Tony Garnier à l’exposition des Arts décoratifs de 1925.

Aujourd’hui désaffecté, ce joyau de l’Art déco est en attente d’une nouvelle affectation. Une association humanitaire souhaite y ouvrir un centre d’accueil et de rééducation pour les grands handicapés physiques.

 

Poursuivez votre parcours pour rejoindre la rue Lambaréné

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Adolphe Danis est aussi l’auteur de l’ancienne piscine/bains-douches qui fut réalisée en 1926. Ce projet fut décidé par la municipalité pour apporter un peu de confort d’hygiène aux maisons ouvrières de la commune et des cités industrielles avoisinantes qui en étaient pratiquement dépourvues.

Trente et une cabines se distribuent autour du bassin central. L’architecte a conçu un ingénieux système d’évacuation des buées au-dessus de la voûte via une chambre aspirant les vapeurs. Ingénieux et également décoratif, puisque la chaudière et les cheminées ne sont pas occultées mais, au contraire, participent au décor.

Dans le bassin, une plaque de céramique produite par la faïencerie de Desvres et représentant une fontaine de Jouvence accueillait les baigneurs jusqu’au début des années '80. La nécessité de comprimer les dépenses de fonctionnement de la Ville, propriétaire de deux piscines, a amené la municipalité à fermer celle-ci. L’association humanitaire qui projette de réutiliser l’hôpital souhaiterait pour sa part sa réouverture; elle pourrait servir dans le cadre de la rééducation des personnes.

 

Rejoignez la rue Despret, vous êtes face au centre culturel.

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Le Centre culturel paraît comme une construction colossale, un véritable monument, posé seul sur le site au même titre qu’une institution politique ou religieuse.

Colossal par son impact visuel remarquable mais aussi par son programme, qui malgré une forme simple, combine les fonctions de salle des fêtes, salle de spectacles, théâtre et cinéma.

L’élégance est dans la pureté et dans la vigueur des lignes, et n’a presqu’aucune décoration.

La façade principale est de briques claires.

Le décor de l’entrée/porte rappelant un arc de triomphe, est issu du répertoire géométrique typiquement Art déco.

La composition d’ensemble reprend les symboles religieux de " l’élévation " notamment par un escalier monumental : " monter se cultiver ", aller vers LA culture.

C’est dire combien le choix d’un espace culturel fort et au service de la population est affirmé par la représentation symbolique.

 

Pour continuer…

Reprenez votre véhicule, direction Boussois. Vous pouvez soit longer la Sambre en passant par Marpent et Recquignies, soit gagner la nationale 49 que vous quittez à la sortie Boussois.