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Pour entamer cette balade, rendez-vous à la Darse, bassin annexe situé sur la Sambre et accessible par la rue du Port. |
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Vous vous trouvez à quelques centaines de mètres à peine de la frontière française. Ce site nous permet demblée de cerner les évolutions historique et urbanistique qui marqueront Erquelinnes. A lextrémité Est du bassin, on perçoit lancien village. A lOuest, les éléments qui ont permis le développement industriel : la Sambre et le chemin de fer. Avec la révolution industrielle, le XIXème siècle apportera son lot de bouleversements sociaux et urbanistiques. La transformation des rivières en canaux en est un exemple. La Sambre, pour sa part, sera canalisée dans les années 1820, à une époque où la Belgique était toujours sous domination hollandaise. Si les origines dErquelinnes remontent à lépoque romaine et que de superbes fermes attestent dune activité agricole encore bien vivante, cest surtout lépoque industrielle qui marquera le développement urbain, cest celui-ci que nous avons choisi de vous faire apprécier à travers cet itinéraire.
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Ce bassin a été construit vers la fin du XIXème siècle. Sur lautre rive se trouvait une fabrique de boulets de charbon, aujourdhui disparue. Il faut se figurer le travail des hommes remplissant de charbon belge les péniches se rendant en France, puis ces péniches se déplaçant paisiblement, tirées par des chevaux le long des chemins de halage Les péniches remontaient la Sambre jusquà Paris, en passant par Landrecies, le canal de St-Quentin, lOise et la Seine. Si les allées et venues vers et au départ de lusine verrière de Boussois se poursuivent toujours, le trafic sest à présent déplacé : le sable se transporte par la route, augmentant considérablement le charroi, ce qui dailleurs nest pas sans conséquences sur la qualité de lenvironnement Dannée en année, le spectacle des péniches de 350 tonnes glissant sur leau se fait rare. Dès lors, ce bassin annexe à la Sambre sest désormais trouvé une nouvelle raison dêtre : lagrément des touristes. La Compagnie des Chemins de Fer du Nord belge a vu le jour vers 1840. La ligne permettait découler la production charbonnière belge - essentiellement en provenance de Charleroi - vers le Nord de la France. Cette société privée fut la propriété de la famille de Rothschild jusquà la seconde guerre mondiale. Elle a été nationalisée ensuite. A la même époque, une autre voie ferrée, dEtat celle-là, longeait la rue du Port qui se situe derrière vous. Elle a disparu dans les années '60. Cette ancienne voie est destinée à être aménagée en un sentier de loisir RAVeL (Réseau Autonome de Voies Lentes), pour la plus grande joie des promeneurs et des cyclistes. La révolution industrielle va métamorphoser le paysage de toute une région et entraîner un boom démographique : avec à peine 550 habitants en 1850, Erquelinnes faisait figure de hameau. Sa population va plus que doubler à la fin du XIXème siècle pour atteindre près de 3500 âmes en 1910. Des années '20 aux années '60, Erquelinnes a compté de 4000 à 4650 habitants; on nen dénombre plus que 3900 aujourdhui, dont 11% détrangers majoritairement Français. Le boom démographique de la fin du XIXème siècle va aussi considérablement modifier laspect général de la ville : un nouvel hôtel de ville sy construit, ainsi quune nouvelle paroisse, de nouvelles écoles, etc. |
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Reprenez maintenant votre véhicule pour un tour commenté le long des voiries de cette " ville nouvelle " |
Visite détaillée

| En sortant de la rue du Port, prenez à gauche : vous êtes dans la rue Albert Ier. |
E1La rue Albert Ier est lartère commerçante dErquelinnes, elle attire de nombreux visiteurs régionaux et frontaliers. Le bâti mitoyen est typique du XIXème siècle. Cette rue recèle encore dintéressants témoignages de cette architecture : des façades en briques, des façades enduites, crépies ou cimentées. Dans cette portion de rue, vous pourrez admirer :
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Prenez à droite, par la rue Waroquier puis la rue des Combattants pour rejoindre la rue de Maubeuge |
E2
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| Dans la rue des Combattants, vous remarquerez l'homogénéité du bel alignement des maisons. Pourtant, pas plus que dans la rue Albert Ier, elles noffrent un aspect identique : les façades de briques ou denduits sy succèdent et se mélangent dans des styles tantôt classique, tantôt éclectique, tantôt Art déco. |
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Au bout de la rue des Combattants, il y a un arbre majestueux et solitaire. Vous ne pourrez pas le manquer; cet élément unique et simple, sinon banal, donne au carrefour son cachet si particulier. On lappelle " larbre du centenaire ". Le cadre verdoyant de ce carrefour, tout comme lambiance homogène qui se dégage du bâti contribuent immanquablement à la quiétude générale du lieu. |
E3Vous pouvez à présent poser le regard sur les deux angles formés par la rue des Déportés et la rue de Maubeuge et constater que les porte à faux situés au-dessus des entrées se répondent harmonieusement.
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Remarquez également quelques détails significatifs :
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| La rue de Maubeuge est assez représentative du style architectural des rues bâties au tournant des XIXème et XXème siècles : elle conserve une remarquable homogénéité sur toute sa longueur. Soulignons ici le fait que certaines maisons à Erquelinnes ont été construites lors dune même commande par la Compagnie des Chemins de Fer du Nord belge. |
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Empruntez à présent, sur votre gauche, la rue Léopold III. |
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Vous êtes devant le bâtiment des Arts et Métiers. E4Lécole des Arts et Métiers est un grand bâtiment en briques jaunes et rouges de style éclectique. Arrêtez-vous un instant pour apprécier les détails des grands ordres monumentaux étalés sur trois niveaux, de même que les vitraux ou les châssis anciens qui ont été conservés, côté cour arrière. L'école a été créée en 1908 par une congrégation religieuse française, les Frères des Ecoles chrétiennes. Elle accueille encore beaucoup d'étudiants français. Nhésitez pas à franchir le pas de la porte dentrée : de superbes mosaïques recouvrent le sol. |
E5Toujours dans la rue Léopold III, votre attention sera probablement attirée par une maison dont les attributs (balcon rond, oculus, fer forgé) peuvent être qualifiés de style " paquebot ". |
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Poursuivez la rue Léopold III, jusquà langle formé avec la rue Sainte Thérèse. |
E7Reprenez ensuite la rue Ste-Thérèse, vers la droite, en descendant, observez sur votre gauche la disposition en escalier de l'ensemble dhabitations dont les façades adoptent la courbe du tournant et les deux maisons situées à l'angle de la rue des Combattants. Gagnez la rue Albert Ier à droite, la gare apparaît sur votre gauche. |
E8Lancienne gare de style classique en pierre bleue a été démolie pour faire place à cet édifice en briques peintes en blanc. Celui-ci sinscrit dans la typologie traditionnelle des gares de lépoque industrielle. Il présente deux ailes basses de part et dautre dun portail central de trois travées, couronné à lorigine par un fronton triangulaire. Aux deux extrémités, des pavillons rectangulaires sont occupés par les services administratifs. Si vous faites cette balade un vendredi après-midi, vous pourrez vous plonger dans lambiance animée du marché qui a lieu sur la Place et qui attire un public transfrontalier. |
E9En traversant cet espace urbanisé depuis le XIXème siècle, vous parvenez à la frontière : un petit bâtiment de douane en atteste la matérialité passée. Avant dentrer en France, faites un petit tour par la Cour des Usines située sur votre gauche, en franchissant le chemin de fer. |
G1 (pt 1 sur la carte générale)Vous êtes dans lancien coron, où logeaient les ouvriers. Les maisons sont donc toutes simples mais harmonieusement construites. La répétition des rythmes verticaux et des travées étroites leur confère un certain cachet, quune rénovation adéquate a permis de conserver et de mettre en valeur. Cette architecture est très humble - lemploi de la pierre est rare -, mais le maître duvre a voulu soigner les effets dans la mise en uvre de la brique : en témoignent le dessin bombé des linteaux et le bandeau saillant entre les étages. Cet ensemble est un excellent témoin de lhabitat lié au passé industriel dErquelinnes. |
Pour continuer
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Passez maintenant la frontière, direction : Jeumont ! |