Stromboli (partie 3/4) ! Du 01/04/03 au 05/05/03

retour.jpg (1305 bytes) Retour partie 4/4 (05/05/03 à actuel)

Explosion paroxysmale le 5 avril à 7h12 GMT (9h12 locale)

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Séquence vidéo tournée le 5 avril par P. Scarlato - I.N.G.V. Roma (± 1.15 Mo; 200x140 px; 98 sec.) - de San Vincenzo (C.O.A.; Centro Operativo Avanzato) - NB: associé à la colonne éruptive proprement-dite, on observe très clairement le développment d'un nuage de type "base surge" (lame de fond; similaire à celle générée lors d'une explosion nucléaire). Lors d'une explosion volcanique, elle est engendrée par l'effondrement partiel de la colonne éruptive sur elle-même et est souvent associée à des activités phréato-magmatiques (voir communiqué I.N.G.V.-CT du 05/04). Cliquez ici pour voir un magnifique "base surge" à Capelinhos aux Açorses, photographié en 1957) !

basesurge_sakura_sm.jpg (7897 bytes)

"Base surge" au fond du cratère du Sakura-Jima; île de KyuShu, Japon (H. Tazieff; 1956)


Photos très spectaculaires de l'explosion paroxysmale du 5 avril dernier (grazie a Sergio Ballarò, résident à Stromboli)!

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Résultats préliminaires des analyses pétrographiques, minéralogiques & chimiques des matériaux émis au cours de l'explosion du 5 avril dernier (I.N.G.V.-CT).

Cliquez sur ce texte pour voir un rapport détaillé en italien (cliquez ici pour le lire en français !)


Photos spectaculaires du nuage de débris engendré par l'effondrement du 30/12 (grazie a Sergio Ballarò & Jacopo Crimi)!

Foto 1_sm.jpg (4700 bytes)

Image "3D" de l'effondrement survenu le long de la Sciara del Fuoco le 30/12/2002.

Photo_aerienne_eff_3D1_sm.jpg (6475 bytes)  Bathy_SDF_bef_aft_sm.jpg (3610 bytes)  Bathy_SDF_bef_aft_3d_sm.jpg (4044 bytes)  Sdf_residuels_sm.jpg (6694 bytes)

Différentes représentations des résultats de la modélisation géométrique de la morphologie de la Sciara del Fuoco avant & après le 30/12/2002 !

De gauche à droite: partie aérienne de la SdF; secteur immergé (de 0 à - 400 m); carte de distribution de la composante résiduelle négative.

Séquence animée de l'avalanche de débris avançant sur la surface de la mer !


Rapports I.N.G.V.-CT à propos de l'activité du Stromboli

Elévation de température dans la zone des cratères sommitaux ( < 3 mai)

Observations des cratères & du champ lavique les 26 et 27 avril

Graphique illustrant le volume de SO2 (t/j) émis par les cratères sommitaux du 16/04 au 26/04

Résultats de l'analyse thermique des cratères sommitaux réalisée les 14, 15 & 16 avril

Observations du 11 avril relatives au champ lavique et aux cratères sommitaux

Observations du 9 avril relatives au champ lavique et aux cratères sommitaux

Risque élevé d'autres explosions de débourrage/dégazage au sommet !

Chronologie des évènements associés à l'explosion paroxysmale du 5 avril !

Cliquez ici pour voir des photos aériennes de l'explosion paroxysmale du 5 avril à 7h12 GMT !

Explosion paroxysmale le 5 avril à 7h12 GMT (9h12 locale)

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Voir aussi page spéciale (avec photos spectaculaires) sur le site de "Stromboli-on-line"

1er rapport des observations réalisées à partir de l'hélicoptère de la Prot. Civ. Ital. (S. Calvari; INGV-CT; en anglais)

Photos de l'explosion du 5 avril réalisées par l' I.N.G.V.-CT - 1 ; 2

Premières données paramétriques (réseau GPS, champ magnétique) associées à l'explosion paroxysmale du 5 avril

Prémices de l'activité paroxysmale du 5 avril - Observations réalisées le 1er avril par des volcanologues de l'I.N.G.V.-CT

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La salle opérationnelle de l'INGV de San Vincenzo est dotée des équipements/réseaux de surveillance suivants :

Lien vers fiche pédagogique schema_surveillance.gif (11143 bytes)  du festival "Volcans 2003"

1. Réseau sismique télémétré à large bande; I.N.G.V.
2. Réseau sismoacoustique de l'Université de Florence
3. Réseau géochimique de surveillance des eaux thermales; I.N.G.V.
4. Station géochimique du flux de CO2 & de température du sol à Pizzo Sopra la Fossa; I.N.G.V.
5. Flux de SO2 mesuré dans le panache par un spectromètre à corrélation (COSPEC); I.N.G.V.
6. Réseau GPS "Sciaradat"; I.N.G.V.
7. Réseau d'inclinomètres; I.N.G.V.
8. Station magnétique de Punta Léna; I.N.G.V.
9. Réseau EDM "Fossa-secteur des cratères"; I.N.G.V.
                            10. Réseau  EDM "SDF: Sciara haute - Sciara Basse"; I.N.G.V.                                                                                                             11.Interferométrie SAR de l'Université de Florence et de JRC ISPRA (U.E.)
12. Télécaméra télémétrée (via satellite) de la Protection Civile Italienne située à Labronzo (alt.:400 m)
13. Ondemètres de la Protection Civile Italienne

Le Stromboli est, aujourd'hui, certainement un des volcans les plus étudiés sur la planète en ce qui concerne la surveillance & la prédiction ("monitoring") de l'activité volcanique !


Photos de stromboli_30420_Peiffer_sm.jpg (1864 bytes) Tom PfeifferPhotos & séquences vidéo s45sm.jpg (1948 bytes) sur Stromboli-on-line !

Voir aussi les pages de la copertina_sm.jpg (6660 bytes) Protection Civile Italienne

On y apprend, par exemple, que la hauteur maximale de la vague du tsunami du 30/12/02 varie de 8 mètres, au niveau de la localité de Piscita, à ± 4-5 mètres, au niveau de la Pointe Lena (extrémité NE de l'île). L'énergie du raz de marée était si importante que la vague principale a déplacé des blocs de béton de 3 m3 sur 20 mètres et a abattu un mur de blocs cimentés épais de 30-40 cm.

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Carte illustrant les zones habitées touchées par le tsunami du 30/12 & qui ont fait l'objet d'une estimation de l'amplitude de la vague principale par la P.C.I.. Voir aussi photo de la vague initiale (en noir et blanc)


"Pour la petite histoire", écoutez les "éternuements" du Stromboli !

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Signal sismique (STR7) enregistré tôt ce 16/04 - Cliquez sur l'image pour entrendre battre le coeur du volcan (mp3) - accéléré ± 25 fois!

1) Vectorisation du signal ; 2) transformation en points (fichier texte) ; 3) ajustement du paramètres amplitude et racourcissement du signal modélisé de 50" à un signal audible de ± 2" avec notamment filtrages "equalizer"; 4) conversaion au format Mp3 (16 bits-22050 Hz),


Activité effusive au Stromboli - depuis le 28/12 en début de soirée !

Ci-dessous, photos des glissements de terrain du 30/12 ! Below, see pictures of the landslides of 30/12 !

Page I.N.G.V. (de Massimo Pompilio) incluant 2 séquences vidéo spectaculaires relatives au décrochement/glissement d'un secteur de la S.d.F. et du tsunami qui a suivi le 30/12 dernier !

I.N.G.V. webpage (from M. Pompilio) including links to 2 impressive movies showing a mass of rocks moving into the sea and the coastal wave of the tsunami that occurred on 30/12.

Effusive activity on Stromboli since 28th December ! On 30/12, a huge sliding-collapse occurred in the central-eastern sector of the Sciara del Fuoco; 2 rock volumes sizing at least ± 5x106 m3 and 6x105 m3 (from S. Calvari-I.N.G.V.-CT), formed by old and new effusive material, were removed and felt instantaneously into the Tyrrhenian Sea. These two landslides were followed by a destroying tidal wave (tsunami) ! Six people were injured. On 31/12, the island was officially closed to non-resident people !

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Situation éruptive au 06/01/03 (MNT avec superposition d'une photo satellitaire orthorectifiée) d'après les données cartographiques les plus récentes diffusées sur le site de l'I.N.G.V.-CT consacré à cette éruption.

Voir ci-dessous autres cartes "3d" avec report des coulées des 30/12 et 31/12 ainsi que les deux zones d'effondrement le long de la Sciara del Fuoco (illustrées en bleu ciel). Cliquez sur la carte ci-dessus pour voir une carte de localisation des villages et chemins.

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Croquis illustrant la localisation des trois cratères (I.N.G.V.-CT) vus de Pizzo Sopra la Fossa situé à 902 m. d'altitude (cratère 1= NE; cratère 3 = NW)

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Vue "3D" d'une grande partie de l'édifice volcanique (de -1500m à 926m d'alt.; du NE vers le SW) et de la partie submergée de la S.d.F. Dimension de la carte : 15.3 x 16.5 km

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Str_SDF_bathy_sm.jpg (3885 bytes)3d_SDF_02_sm.jpg (6571 bytes)

La Sciara del Fuoco, dans sa partie aérienne aussi bien qu'immergée, est une structure majeure marquant l'évolution morpho-dynamique actuelle, mais aussi passée, du volcan de Stromboli. Pour cette raison, quelques informations plus détaillées sont fournies à propos de cette dépression d'effondrement/glissement majeure ! Une estimation réalisée sur base de la reconstruction de la partie manquante de la S.d.F. suggère que quelques ± 230 millions de m3 de matériaux éruptifs ont probablement été soustraits au sein de la partie émergée de cette structure suite à des effondrements/glissements (probablement de -très- grande ampleur) successifs. Cliquez sur ce texte pour voir la carte correspondant à la reconstruction modélisée avant la formation de la dépression de la S.d.F..

Carte bathymétrique simplifiée de la région de Stromboli illustrant l'allongement NE-SW de l'édifice volcanique et l'extension de la Sciara del Fuoco (S.d.F.) en mer. Cliquez sur la carte du haut pour voir la partie immergée de la Sciara del Fuoco (jusqu'à ± 2000 mètres de profondeur). L'orientation de la portion de la S.d.F. située à proximité de la côte est NW-SE  (identique à celle de la partie émergée) et, à partir de la profondeur -1100 m à ± 3.5 km au NW de la côte, elle tend à suivre une direction N-S (d'après données bathymétriques de la carte topographique I.G.M. au 1/25.000).

Plus de détails relatifs à la morphologie de la S.d.F. sont proposés en fin de rubrique !

Voir aussi page "évolution géologique du Stromboli" (source: Stromboli-on-line)


Voir aussi autres liens (avec photos) à la fin de cette rubrique concernant l'activité actuelle du Stromboli !

NB: la plupart des photos présentées ci-dessous sont extraites de séquences vidéo de la RAI 1 (les séquences ont été filmées par Giovanni Tomarchio)


Violente explosion de type paroxysmale au cratère 1 (NE) ce 05/04 à 7h12 GMT. Dégâts signalés à Ginostra !

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Explosion paroxysmale de "débourrage" du 05/04/03 à 7h12 GMT - Le cratère sommital exhale des volutes blanches après l'explosion !

Images extraites d'une séquence diffusée ce 06/04 au JT1 de la RAI 1 + Euronews

Voir aussi page spéciale (avec photos spectaculaires) sur le site de "Stromboli-on-line"

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Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT  du 05-05 à 12h

Les zones de chaleur mises en évidence à partir du 26 avril au moyen de la télécaméra thermique dans la partie centrale de la dépression cratérique sont plus étendues par rapport au 3 mai et présentent des températures plus élevées.

- L'émission gazeuse est devenue thermiquement visible dans le secteur central de la zone cratérique, ce qui indiquerait des émissions gazeuses à des températures plus élevées que précédemment;

- le champ lavique actif est alimenté par deux bouches qui se trouvent à 590 mètres d'altitude; les coulées se ramifient dans la partie haute du replat où on observe des phénomènes de formation de grottes à un stade précoce, ce qui suggère un taux d'effusion légèrement mais distinctement plus faible par rapport à celui du 3 mai; les coulées se déversent dans la partie centrale de la Sciara, justant la marge occidentale du champ lavique actif. Leurs fronts les plus avancés ont atteint 400 mètres d'altitude;

- l'anomalie thermique, située dans le secteur central du replat juché à 590 m. d'altitude, persiste. Ce fait suggère une croissance endogène par accumulation de lave fluide à l'intérieur des coulées qui ne sont plus visiblement alimentées.

- Des niches de décrochement, à partir desquels sont issues 9 petites zones d'éboulements, sont bien visibles à la base du cratère 1 (NE) sur la paroi de la Sciara; la poussière émise par ces éboulements le long de la Sciara forment un nuage dissipé de fins matériaux en suspension qui se déverse en grande partie en mer.

L'amplitude des événements sismiques (secousses d'explosion + VLP) présente une augmentation par rapport aux journées précédentes.
Le nombre de signaux sismiques, 56, associés aux événements d'éboulements sur la Sciara confirment l'activité d'éboulements élevée observée au cours des journées précédentes.   


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT des 26-27/04

Sur le replat perché à l'altitude de 590 m slm, l'activité de dégazage pulsante continue à partir des hornitos observés les jours précédents. Dans le secteur SO, la bouche qui alimente la coulée, qui continue à se déverser sur la Sciara le long de la marge sud du champ lavique, est encore active bien que montrant un débit effusif plus faible. Son front se situe à ± 450 m. d'alt. et en retrait par rapport à hier. 
· Trois évents éphémères sont toujours actifs à une altitude comprise entre 590 et 560 m. et sont localisés près de la portion SO du champ lavique,  cepandant une seule bouche alimente deux flots laviques en direction du Bastimento. 
· L'activité de dégazage aux cratères sommitaux est faible. Ce phénomène permet une parfaite observation du fond des cratères. 
· Dans le cratère 3 se poursuit une émission sporadique de cendre produite par de petits éboulements intracratériques. Les mesures thermiques réalisées depuis le 23 avril dernier ont montré une diminution de la température dans le cratère 3, résultant probablement d'écroulements intracratériques qui ont obstrué les évents de dégazage présents sur le fond du cratère. Le 25 avril, des nuages de cendre noire émises par le cratère 3 (SO) ont été observés lors du survol par l'hélicoptère de la Protection Civile.
· La présence de couches détritiques à l'intérieur des cratères 1 et 3 est confirmée, ce qui a comme conséquence d'obstruer les bouches de dégazage présentes sur le fond des cratères. 
· Ce matin, deux nouvelles coulées ont été observées sur une longueur de quelques dizaines de mètres sur le replat situé à 590 m d'altitude. A partir d'une première analyse des données, il en résulte que ces coulées sont issues d'une nouvelle bouche qui s'est ouverte à la base du cratère 1 à l'altitude de ± 600 mètres. Les mesures thermqiues indiquent que ces coulées ne sont plus alimentées et sont en voie de refroidissement.


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 16/04 à 13h00

L'analyse des données acquises avec la télécaméra (vidéo) thermique des cratères sommitaux les 14, 15 et 15 avril ont mis en évidence:

- cratère 3 (NO, vers Ginostra): comparé avec les données enregistrées du 6 au 13 avril, on note une augmentation significative de la température sur le fond du cratère où se trouvent des matériaux détritiques retombés pendant le paroxysme du 5 avril et des éboulements intracratériques successifs signalés par les émissions sporadique de cendre qui se sont produites ces derniers jours. On relève divers points de dégazage et de température élevée en mode pulsant.

- cratère 2 (NE, côté San Bartolo): le fond du cratère est partiellement obstrué par des matériaux couvrant une petite zone de température moyenne, en légère augmentation par rapport aux journées précédentes.


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 12/04 à 13h00

- les observations du 11/04 ont montré les faits suivants:

Les paramètres physico-chimiques mesurées dans  l'eau des puits ne montrent aucune variation significative et se maintiennent dans la gamme de variation observée les jours précédents.

Le dernières 24 heures ont été caractérisée par une augmentation notable de l'amplitude des évènements sismiques à basse fréquence ("explosion quakes") associés à l'activité de dégazage des cratères sommitaux. 

Les valeurs de la vibration volcanique ("tremor"), marquée par des oscillations de niveau, se maintiennent à un niveau moyen similaire à celui de ces dernier mois d'activité. 
· La fréquence diurne des évènements sismiques (secousses d'explosion + VLP) est de près de ± 12 chocs par heure, similaire à celle relevée au cours des journées précédentes; 
· L'amplitude des secousses d'explosion a notablement augmenté (presque doublé), tandis que les évènements VLP se maintiennent à des niveaux constants; 
· 37 (± 1.5 par heure) signaux sismiques, associés à des mouvements d'éboulements, ont été enregistrés. 


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 10/04 à 13h00

Les observations réalisées à partir de l'hélicoptère ont montré que:

 · le champ lavique actif, se répandant sur le replat situé à 590 m d'alt., présentait trois bouches à partir desquelles se déversaient les coulées. Le front le plus avancé atteignait l'altitude de 400 m. dans la partie haute de la SdF.
· Dans le secteur le plus en amont du champ lavique, à ± 600 m. d'alt., on distingue une fracture, mise en évidence depuis le 31 mars. Elle traverse la couche de produits détritiques qui a recouvert le replat après le paroxysme du 5 avril. Cette fracture présente une orientation ± NE-SO. L'évent en question recoupe la bouche la plus haute - ouverte le 8 avril - traverse la bouche ouverte à 600 m. d'alt.- apparue vers le 16 février dernier - et court jusqu'au pied nord du cratère 1. Cette fissure est marquée par une anomalie thermique (100°C) qui la distingue nettement du replat recouvert par des matériaux détritiques. Le gaz libéré de la bouche du 8 avril semble sortir sous pression, bien que l'effusion lavique de cette bouche, qui s'était interrompue hier, aie repris ce matin sous un faible débit. 
· Dans la zone des cratères ommitaux, on observe l'émission pulsée de gaz bleuâtre, particulièrement évidente au cratère 3 (côté Ginostra, SO). Ce dégagement gazeux semblerait bien provenir d'une activité explosive intracratérique. Les images thermiques sont cohérentes avec cette hypothèse. Elles indiquent des températures élevées aussi bien dans le cratère 1 qu'à l'intérieur du cratère 3. Les anomalies termiques sont alignées le long d'une probable zone de fracturation, orientée NE-SO, mise en évidence avant l'évènement paroxysmale du 5 avril. 
· Sur la paroi interne méridionale du cratère 3, ± à mi-distance entre le bord et le fond du cratère, on observe une fracture arquée traversée par des gaz très chauds. C'est probablement cette fracture qui pourrait évoluer dans les prochaines jours en une niche de décrochement et provoquer des écroulements intracratériques. 
· Les autres anomalies thermiques ont été observées sur le flanc NO du cratère 1. Celles-ci sont localisées à l'intérieur de la zone affectée par les destabilisations de matériaux observés au cours des mois précédents, ce qui pourrait bien indiquer une augmentation des phénomènes d'éboulements dans ce secteur actif. 


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 08/04 à 13h00

Les relevés thermiques ont permis de détecter une nouvelle bouche effusive qui s'est ouverte à la base de l'escarpement né de l'ouverture de la fracture éruptive du 28 décembre dernier. Il y a maintenant, au total, 4 bouches effusives, à débit limité, localisés sur le petit plateau. Des quatres coulées, deux ont un longueur estimée à quelques dizaines de mètres et se déversent sur le petit plateau situé à 590 m. d'altitude. Les deux autres coulées  se répandent sur une distance de quelques centaines de mètres et génèrent des écroulements le long de la Sciara del Fuoco par chute des blocs à leur front.

Le relevé au moyen de la télécaméra thermique au sommet du volcan a permis d'observer la structure interne des cratères sommitaux. On y observe une "coulée" de matériaux détritiques dont l'épaisseur est estimée à 50 mètres. Ces produits se sont probablement accumulés à la suite de l'épisode paroxysmale du 5 avril. Par conséquent, il est hautement probable que cette couche de matériaux détritiques limite le degazage au sommet du volcan, créant les conditions pour une possible accumulation de poches de gaz qui pourraient bien être libérées brutalement. Les images enregistrées par la télécaméra thermique indiquent également la présence de fractures arquées présentant une concavité en direction de la Sciara del Fuoco. Ces fractures s'étendent du sommet du Pizzo jusqu'au petit vallon qui sépare le Pizzo de la base méridionale du cratère 1 (NE). Ces fractures, formées après l'évènement paoxysmale du 5 avril, pourraient bien générer de nouveaux éboulements dans la zone sommitale du volcan.


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 07/04 à 13h00 - Observations réalisées lors de l'explosion du 5 avril.

Les images thermiques et les observations réalisées lors d'un survol en hélicoptère durant l'explosion paroxysmale du 5 avril dernier viennent d'être analysées par des membres de l' I.N.G.V.-CT absé à Stromboli.

·          La couleur de l'émission de cendre est rosâtre, probablement suite à l'expulsion de matériaux à partir de l'intérieur du cratère 1 (NE).

·          Début de l'émission de produits juvéniles (magma frais) à température élevée et de couleur sombre à partir du cratère 1; le nuage s'élève rapidement traversant le panache de gaz aui a d'ores et déjà atteint l'altitude du sommet du volcan.

·          Avec quelques secondes de retard, le cratère 3 (SO) émet également un nuage de matériau juvénile de haute température.

·          Le phénomène évolue très rapidement avec la formation d'un nuage éruptif, probablement à partir des deux cratères du volcan.

·          On observe un nuage de type "base-surge" au sommet du volcan tandis que le panache éruptif se déploît en hauteur sous la forme d'un champignon.

·          Au-dessus de 400 m. d'altitude sur le flanc NE du volcan retombent d'abondants produits de tailles diverses causant des incendies dans la végétation.

·          Le champ lavique actif, situé dans la partie haute de la Sciara del Fuoco  à 590 m. d'altitude, est recouvert de matériaux détritiques émis par le cratère 1. Ces produits sont probablement humides parce que les coulées actives recouvertes libèrent un panache de vapeur qui s'échappe du petit plateau et se répandent vers le sud.

·          Soit le cratère 1 ou le cratère 3 (difficile à distinguer à cause de la présence du nuage de gaz et des matériaux pyroclastiques émis) produisent alternativement du matériau sombre juvénile et rosâtre.

·          Diverses langues de matériaux détritiques, issus de décrochements et d'éboulements sur le flanc N du cratère 1, se forment le long de la Sciara del Fuoco.

·          Toute la partie sommitale du volcan au-delà de 700 m. d'alt. est litéralement affectée par un "bombardement" continu de  produits pyroclastiques .

·          Une série de nouvelles fractures arquées, dont la concavité est orientées vers la SdF, sont observées. Ces fractures partent du Pizzo Sopra la Fossa   et atteignent la base du petit vallon qui les séparent du cratère 1; ceci suggère que d'autres décrochements/éboulements puissent se produire prochainement dans la zone sommitale et aussi provoquer des éboulements intra et intercratériques.

·          En quelques minutes, la couche de matériaux détritiques recouvrant le secteur du champ lavique à 590 m. d'alt. est percée par les coulées actives qui réémergent en se déversant sur le champ lavique précédent et descendent vers la Sciara del Fuoco

·          L'explosion paroxysmale a provoqué l'expulsion essentiellement de matériaux frais de type ponceux accompagnée par l'émission de produits lithiques qui enveloppaient le matériau ponceux. Des blocs sont retombés jusqu'à ± 400 m. d'altitude sur le flanc E du volcan et encore plus bas sur le flanc ouest, qui se trouvait sous le vent à ce moment. Des bombes lithiques ont atteint le village de Ginostra en provoquant des dégâts significatifs à deux habitations.


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 06/04 à 13h00

Trois coulées actives, progressant vers le NO, ont été observées dans le secteur de la Sciara del Fuoco. Ces coulées, d'ampleur réduite, ne dépassent pas la bordure extérieure du plateau, localisé à 590 m. d'alt., sur lequel elles se déversent. Les coulées sont alimentées par trois bouches alignées NE-SO, le long d'une apparente zone de fracture. Par ailleurs, une autre niche de décrochage (lieu susceptible d'être le siège d'éboulements ultérieurs probables) a été observée à la base du cratère 1 (NE).

Un levé au moyen d'une télécaméra thermique a permis d'analyser la distribution des produits, principalement lithiques, expulsés au cours d'une autre explosion qui s'est produit pendant la nuit du 5 au 6 avril. Les relevés du réseau sismique de l'I.N.G.V-CT indiquent que cette explosion s'est produite à 1h30 heure locale (11h30 GMT). Les matériaux émis ont atteint la base septentrionale du cratère 3 (SO) puis se sont répandus sur le flanc du cratère 1 pour finalement atteindre le lieu-dit "Bastimento" ("Navire") et le petit plateau, niché à 590 m. d'alt., sur lequel se répandent actuellement les coulées. Les levés thermiques ont également indiqué la présence de diverses nouvelles fractures sur les flancs méridionaux des cratères sommitaux. Ce mécanisme de fracturation pourrait bien engendrer des nouveaux éboulements, causer l'obstruction, même partielle, des cratères et restaurer les conditions pour la formation d'autres explosions de gaz, par conséquent violentes.

Il est à noter que les signaux des deux stations GPS du réseau SciaraDAT (SDIC e SCRA) ont enregistré des variations significatives en relation avec l'explosion du 5 avril. Avant de cesser de fonctionner aux alentours de 07h14, soit 2 minutes après l'explosion paroxysmale du 5 avril, les deux stations d'acquisition GPS ont mesuré une déformation, caractérisée par une composante essentiellement planimétrique, indiquant un raccourcissement de la distance aux cratères de l'ordre de 30-40 cm. La mesure  principale concernant la variation d'altitude a été fournie par la station SCRA qui a enregistré un affaissement de 80 cm.. Toutefois, l' I.N.G.V.-CT signale que ces données spectaculaires seront uniquement validées après survol de la zone sommitale et après vérification de   la position des stations GPS.

Par ailleurs, l'analyse préliminaire des donnée magnétiques du 5 avril, acquises à la station de Punta Lena (pointe sud de l'île), indiquent une variation verticale de l'intensité totale du champ magnétique de ± 0.2 nT/m (nanoTesla/mètre) associée à l'explosion de 7h12 GMT. 


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 05/04 à 11h00

L'explosion a causé la réouverture du cratère et a été accompagné d'explosions de matériaux lithiques (non juvéniles) et, juste après, de l'expulsion de lambeaux de lave. Un nuage éruptif en forme de champignon s'est formé et a atteint l'altitude de 1150 mètres.
· Les matériaux émis sont retombés jusque sur les basses pentes du volcan.
· Le champ lavique actif situé à 590 m. d'altitude, qui présentait 3 évents actifs et une  émission sporadique de lave, a été entièrement  recouvert de produits (principalement lithiques) émis par le cratère.
·
Un nuage blanc s'est  immédiatement dégagé de cette couche détritique, suite à l'évaporation des matériaux humides qui ont recouvert la coulée active.

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Vue du secteur sud du cratère (côté de l'ancien cratère 3/SW) flanqué de son dyke radial affleurant.

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Habitations à Ginostra et, au-dessus de la photo, vue du fronton SO de Vancori - Cavité béante dans une habitation produite probablement par la chute d'un/de projectile(s) expulsés lors de l'explosion paroxysmale survenue le 05/04/03 en début de matinée ! 


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 02/04 à 13h00

Observations réalisées lors d'un survol en hélicoptère mis à disposition de l'INGV-CT par la Protection Civile Italienne:

1 - Fractures orientées ± NE-SO, situées à environ 650 m d'alt. a.n.m. à la base de la fracture éruptive. Au NO, ces fractures disloquent le secteur le plus élevé du champ lavique à l'alt. 600 m.. 
2 - Fractures orientées ± NO-SE, situées à l'alt. ± 450-500 m., à l'est du champ lavique formé par la bouche éruptive située à l'alt. 500 m., présentant apparemment (à vérifier lors de meilleures conditions météorologiques) une structure en-echelon; 
3 - Présence d'une fracture qui lézarde la base septentrionale du cratère 1 (cratère NE) aux alentours de 600 m. d'alt. et qui émet, à un rythme constant, des fumerolles. 
Le champ lavique situé à l'alt. 600 m., recouvrant un petit plateau, présente quatre évents éphémères à partir desquels sont émis quelques coulées mineures en lente progression et qui pourraient bien se solidifier dans les prochaines heures. 

Des explosions de cendre aux cratères sommitaux se produisent erratiquement (émanant pour la plupart du cratère 3, NO). Par ailleurs, le personnel de l'INGV-CT observe régulièrement des éboulements se produisant dans la partie haute de la SdF. Ces derniers soulèvent des nuages ± denses de "poussière" (cendre fine) de de blocs de petite taille (max: 50cm). La mesure des paramètres radiométriques (OMEGA avec une ouverture angulaire de 15°) aux stations ROC & SAS a confirmé la présence épisodique d'émissions de matériaux chauds (gaz et cendre) à partir des cratères. Ces émissions sont contemporaines d'évènements VLP (évènements sismiques le plus souvent liés à des éboulements le long de la SdF).

Les valeurs de flux de CO2 émis du sol, mesurées à la station STR02 située au Pizzo (sopra la Fossa), ne varient plus depuis quelques jours alors que, depuis le début mars, elles avaient montré une évolution positive (augmentation).

Une explosion plus violente s'est produite à 11h21 et a été enregistrée par toutes les stations. Les stations multiparamétriques de ROC & de SAS ont détecté  une brusque augmentation de la température. Le réseau infrasonique a enregistré le signal produit par cette explosion localisée à l'intérieur du cratère SW.


Extraits du communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 01/04 à 17h30

Un relevé effectué par les volcanologues de l'I.N.G.V. ,avec l'appui d'une télécaméra thermique, dans la zone des cratères sommitaux et du champ lavique a mis en évidence les éléments suivants:

· De fortes anomalies thermiques sont présentes sur le fond des cratères 1 et 3. 
· Les anomalies thermiques détectées sur le fond du cratère 3 sont les plus élevées depuis le 28 décembre 2002. 
· Il n'a pas été possible de vérifier la situation thermique du cratère 2.
· Il y a une forte diminution du taux d'effusion aux deux bouches éphémères situées à 590 et 600 m. d'altitude.
· Les coulées observées lors de ce survol (vers 15h15) recouvrent sur ± 100 mètres les coulées observées ce matin.

Une analyse détaillée a été réalisée à partir des images thermiques réalisées au cratère 3 (SO) le 01/04. Cette analyse a mis en évidence une entité susceptible de s'ébouler et qui s'est probablement formée durant les derniers mois. Cette structure résulte probablement de divers éboulements internes répétitifs signalés par le peronnel qui a travaillé dans la zone des cratères. L'entité de glissement est orientée de l'ouest vers l'intérieur du cratère. Les images thermiques ont également permis d'observer que cette entité est percée de deux petites bouches émettant des gaz à haute température. Il est possible que des éboulements ultérieurs au niveau des parois internes des cratères provoquent l'obstruction de ces deux bouches, ce qui pourrait bien augmenter la probabilité d'explosions phréatiques dans la zone sommitale (information publiée dans le communiqué de l'I.N.G.V.-CT du 02/04 à12h00)