Des catastrophes

On parle souvent de l'holocauste, il y a eu des groupes de dix trente de cent de millions d'hommes décimés par ci par-là, des âmes qui se rallient toutes au même endroit à la même cause mourir sans savoir pourquoi, elles sont toutes accrochées les unes aux autres par le lien humain.
Ils meurent tous aveugle la bouche cousue et se tassent derrière la grande machine de l'histoire qui peut-être fera de leurs âmes des héros.
Ils étaient des enfants sans droit de vivre des femmes sans droit de justice équitable et des hommes considérés comme marginauux.
Ils sont encerclés des patrouilles de démons assoiffés de sang, affamés de nouvelles victimes, ils sont transportés sur des terrains vagues, dans des wagons de honte.
La lumière leur est interdite, manger c'est le péché ou alors de l'eau bouillante pour bien cuire leurs tripes.
Parler ou dénoncer n'est pas nécessaire  il faut subir et mourir, ou parler par le grincement des dents, le tremblement du corps qui à perdu déjà la trace de la vie, ils sont arrangés comme des briques ou mieux encore les sacs qu'on prépare pour les décharges publiques.
Ils sursautent sans arrêt au sifflement du vent croyant le bourreau avancé au craquement des os du voisin dans son lit de chardons, au sud ils bêlent comme un troupeau égaré au nord des hurlements et l'est pas mieux des tôles ondulées avec des aiguillons et en haut un froid perçant jusqu'à la moelle des os à l'ouest des techniques aussi arriéré, comme leur nom l'indique les chaises à cuisson.
Ils ne sont au courant de rien ni du présent ni du futur sauf des fosses communes guettant chaque instant la minute fatale quand le cri ne se fera plus qu'à l'intérieur, l'inquiétude dans les yeux, la bouche ne sait plus le mot magique papa maman qui aide à supporter la douleur parce que le premier et dernier amour à coulé de cette source.

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Je décris une pensée
J’écris sur la face plane d’un étang.
Je parle une langue ancienne, celle que Bukowski
A chanté dans la corne du temps par la cuite de sa nausée.
Je gratte, je gramine l’aurore d’une nuit paisible qui
Rotte dans le néant assombri par la pénombre de sa
Propre langueur, et le meli-mélo de mon esprit trébuche
A la porte d’un palais abandonné agité par le vent des saisons
Empreint des mots personnels qui se bousculent dans le 
Gosier d’une gorge étouffée, un cri inaudible gémit
Au fond de la grotte contenant la vie.
Eperdument je cherche appui sur le fil de l’horizon
Qui défile vers l’entrelacement d’un temps déjà anéanti.
D’une terrasse verdie aux fleurs miroitant ses cristaux.
Les oiseaux, mésanges et rossignols effleurent les coquelicots.
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Je parle
Je dis, je conte l’histoire du jour, un jour levant quand
La brume fait des voiles, des châles ondulants, de l’ai frais
Et tiède, un vent courtois comme le sourire de l’astre levant.
Je dis bonjour le jour mon âme te suit, mon coeur t’écoute
Je suis le vautour, l’oiseau qui chante d’une clairière à l’autre.
Je parle la langue perdue, une voix ancienne le miroitement
Des étoiles la lune me suit dans son évasion vers des lignes
Horizontales, des sphères étendues, un coin de ciel bleu apparait.
L’horizon se bute à mon regard.
Ah! Océan le vide te retient dans sa soif, et le silence de bois
Comme la mémoire de la nature un large néant se construit
Comme des voiliers voguants sur une mer sans eau.
Je parle au jour dans ses courses, des couleurs du printemps, des fleurs
Au balcon d’une heure tardive vers les midis ma voix monte 
L’échelle de l’horizon les rayons perdent leurs éclatements
Une beauté pas comme les autres
Je parle en éfilant les syllabes, le son des musiques qui
Couche la nostalgie sur les chemins allant vers d’autres mélodies.
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