Les Nouvelles du Château

 

 

Jean-Jacques Goldman, "Chansons pour les pieds"
Télémoustique, 21 novembre 2001
Jean-Luc Cambier
Retranscription de Monique Hudlot
Sous une "pochette" une fois de plus innovante (boîtier de métal pour protéger 
un lourd livret gorgé des dessins de Zep), Goldman a voulu rendre hommage 
aux "musiciens de bal". Histoire de ramener ses chansons à de justes et 
ancestrales proportions (gigue, tarentelle, disco pour le politiquement incorrect 
"C'est pas vrai") mais aussi fausse piste pour piquer l'attention 
(on a droit aux ballades, rock, r'n'b attendus et le zouk lent de 
"Je voudrais vous revoir" ou le technoriental d' "Une poussière" 
ne désorientera personne). On pointera néanmoins la présence 
décisive de cordes abondantes et d'un bagad énervé. 
On remerciera surtout Goldman de rester le seul à faire des chansons d'amour pudique 
("Si je t'avais pas" après "Sache que je") ou simplement philosophique 
("Les Choses") : "j'ai le parfum de Jordan/je suis un peu lui dans ses chaussures… 
j'ai donc je suis"). 

 

Goldman : vous chantiez, eh bien, dansez maintenant
Oh là ! 24 décembre 2001
Isabelle de Courson et Thierry Mattei
Retranscription de Isabelle Caubet
Il nous a fait rire, il nous a fait pleurer, il nous a fait chanter.  
Aujourd'hui, il nous fait danser. Quatre ans après "En passant", Jean-
Jacques Goldman revient avec un album qui en surprendra plus d'un. 
Son but ? Nous pousser à nous trémousser. De la part du chanteur 
phénomène, le projet peut sembler insolite, au bout de vingt ans de 
carrière. Et pourtant, il a toujours été sous-jacent. Mais la poésie 
douce-amère de ses paroles a parfois fini par nous faire oublier la 
redoutable efficacité de ses mélodies. (…) A l'heure actuelle, Jean-
Jacques Goldman est sans doute le seul auteur-compositeur-interprète 
dans l'Hexagone capable de rivaliser avec les Anglo-Saxons.  Irrésistible
 pour les fans, commercial pour les autres. Il n'empêche : 
l'écriture n'est pas sacrifiée au profit d'un enrobage musical soigné.
 "Chansons pour les pieds", c'est de la bonne humeur dans un coffret en
 métal blanc laqué, accompagné d'un livret de 64 pages illustré par Zeb [sic],  le papa du héros de bande dessinée 
"Titeuf". Alors, quand la musique est bonne, pourquoi ne pas s'abandonner sur les pistes de danse ?

Meurtre au Château

Le samedi 13 mars de l’an de grâce 1319, lors d’une soirée organisée au château de Carcassonne,  un lieutenant a été assassiné au moyen d’un couteau de cuisine par une jeune servante. Manon, jeune fille de 16 ans, avait été séduite par ce jeune homme si différent des autres. Ce dernier légèrement éméché lui avait fait quelques avances (paroles, gestes).  La jeune fille subjuguée par les propos de ce bel homme s’est vite rendue compte que c’était des paroles en l’air. Choquée et meurtrie, elle l’a poignardée sauvagement en plein cœur.  L’émotion passée, la fête terminée, Manon a été emmenée par les gardes du château.  Le lendemain à l’aube, au son des violons elle a été pendue sur la place publique. 

Sans jugement.

Le 15 mars 1319.

 

Ed responsable: 4 TS

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